Lancement du «CargoSyr 2026» à Damas : vers une intégration régionale

La quatrième édition du salon et forum international du transport, du fret et de la logistique (CargoSyr 2026) a débuté à Damas sous le slogan « Le transport : moteur de l’intégration régionale ». L’événement se déroule en présence de nombreux responsables syriens et d’experts en transport de la région, s’inscrivant dans les efforts de l’État syrien pour développer ce secteur et ses infrastructures.
Lors de la session d’ouverture, le ministre des Transports, Yarab Badr, a affirmé que le gouvernement syrien fait du développement du corridor de transport et de transit une priorité absolue. Il a souligné la nécessité d’améliorer les infrastructures aux postes frontaliers pour réduire les délais et les coûts d’expédition, renforçant ainsi la capacité de la Syrie à gérer le transit des camions aux niveaux régional et international. Le ministre a évoqué plusieurs projets vitaux en cours, notamment la réhabilitation de la route reliant l’aéroport international de Damas à la frontière libanaise et celle reliant Alep à Lattaquié. Il a également mentionné des projets routiers stratégiques menés en coopération avec des entreprises du Koweït, d’Arabie saoudite et du Qatar pour relier Damas, Palmyre et Deir ez-Zor jusqu’à Hassaké et la frontière irakienne.
De son côté, le directeur général de l’Aviation civile et des transports aériens, Omar Al-Hosri, a indiqué que l’objectif est de restaurer la confiance dans le fret aérien via l’espace aérien syrien, de moderniser les législations et de connecter le secteur aux pôles logistiques terrestres et maritimes. Il a fait part de projets visant à investir dans les aéroports de Damas et d’Alep pour créer des centres de fret aérien avancés, renouveler la flotte de fret et signer de nouveaux accords bilatéraux pour renforcer la connectivité.
Dans le cadre de l’intégration régionale, le sous-secrétaire au ministère des Transports et des Services logistiques d’Arabie saoudite, Mousa bin Ahmed Al-Barqi, a souligné que les perturbations du trafic maritime dans le détroit de Bab-el-Mandeb et le détroit d’Ormuz imposent de rechercher des itinéraires alternatifs. Il a mis en avant les opportunités pour les ports syriens sur la Méditerranée, en complément du transit terrestre, pour bénéficier du commerce mondial de conteneurs. Il s’est félicité du retour de la Syrie en tant que plateforme logistique active, insistant sur l’importance de faciliter le passage des camions entre les pays de la région.
Le directeur général des transports terrestres et maritimes au ministère libanais des Travaux publics et des Transports, le général Mazen Babsoub, a pour sa part insisté sur l’importance d’établir un itinéraire alternatif pour le transport de marchandises via le Liban et la Syrie vers les marchés mondiaux. Il a plaidé pour une simplification des procédures douanières, l’adoption de documents unifiés et la numérisation des opérations.
Ces activités, qui se poursuivent jusqu’au 22 septembre, mettent en lumière la volonté de la Syrie de réactiver son rôle de pont terrestre reliant la Méditerranée orientale aux pays du Golfe et à l’Irak, grâce à une complémentarité entre ports, routes et chemins de fer, visant à améliorer l’efficacité des chaînes d’approvisionnement régionales.
Source : Syria Focus en arabe
