Un atelier cinématographique à Damas met en lumière le potentiel syrien

L’Institution générale du cinéma a organisé à Damas un atelier spécialisé axé sur les techniques de réalisation de films documentaires, qui a suscité un vif intérêt parmi les étudiants en cinéma. La session a été marquée par une forte interaction des participants, illustrée par la présentation d’exemples pratiques et de divers documentaires en arabe et en anglais destinés à enrichir leur expérience artistique.
L’atelier a été animé par le réalisateur et producteur italien Leonardo Cinieri Lombroso, qui a détaillé les étapes fondamentales de la production documentaire, de la conception de l’idée et de sa justification aux mécanismes de traitement et à la préparation des dossiers de présentation. M. Lombroso a souligné qu’un cinéaste doit chercher à proposer un contenu inédit, précisant qu’un dossier de présentation type devrait compter environ 15 pages, tandis que la bande-annonce ne doit pas excéder trois minutes.
Le programme comprenait la présentation d’un résumé technique du documentaire intitulé « Horreur en Asie du Sud-Est », qui emmène le spectateur dans un voyage exploratoire à travers la Malaisie, la Thaïlande et l’Indonésie. Cette œuvre mêle les formats du long-métrage documentaire et de la série documentaire, en explorant l’entrelacement des mythes et du folklore avec la réalité à travers des témoignages de cinéastes et d’experts culturels. M. Lombroso a noté que le film met en lumière la relation complexe entre l’homme et l’environnement en Asie du Sud-Est, en exposant les expériences des communautés locales via des approches cinématographiques variées, incluant le documentaire, la fiction, l’expérimental et l’animation.
Lors de ses échanges avec les étudiants, le réalisateur italien a présenté une feuille de route des plateformes internationales permettant aux documentaristes de présenter leurs œuvres, telles que le forum d’Amsterdam, le marché de coproduction de Leipzig, la plateforme de production cinématographique de Barcelone et le salon du documentaire de Berlin. M. Lombroso a affirmé sa confiance dans le potentiel syrien pour la production de films documentaires de qualité, soulignant que l’intérêt mondial se tourne vers les talents syriens, dont on attend qu’ils bénéficient de soutiens pour produire des œuvres reflétant la richesse et l’identité culturelle de leur environnement.
L’atelier s’est conclu par la projection du film documentaire « Quand tu ne peux pas revenir », d’une durée de 65 minutes, qui raconte l’histoire d’Obeida, un étudiant syrien parti d’Alep pour Rome grâce à une bourse d’études. Le film met en lumière les défis de l’exil et le parcours de réussite personnelle, offrant une vision inspirante sur la passion humaine et les enjeux de la migration. Cette initiative s’inscrit dans les efforts de l’Institution générale du cinéma pour collaborer avec des réalisateurs internationaux afin de développer les compétences des jeunes Syriens et de perfectionner leurs talents créatifs, portée par la conviction que les cadres nationaux sont capables de proposer des productions cinématographiques de qualité aux niveaux local et international.
Source : Syria Focus en arabe
