L’Opéra de Damas projette les films primés au Festival du film de Homs

L’Opéra de Damas a accueilli, ce jeudi, une projection spéciale des courts-métrages lauréats du Festival du film de Homs. Cette édition exceptionnelle a été baptisée du nom du regretté réalisateur Bassel Shehadeh. L’événement s’est déroulé en présence du ministre de la Culture, Mohammad Yassin al-Saleh, ainsi que de nombreux artistes, cinéastes et personnalités du secteur culturel syrien.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts visant à mettre en avant le rôle primordial du cinéma dans la documentation de la réalité syrienne et la préservation de la mémoire nationale. La sélection présentée comprenait les œuvres ayant reçu le soutien des jurys du festival, à savoir : « 502 », « Sécheresse », « Le mort ne meurt pas », « Viola », « Au-dessus » et « Appel vidéo ».
Dans son allocution, le ministre Mohammad Yassin al-Saleh a souligné l’importance de l’impact des arts dans le témoignage des expériences humaines des Syriens. Il a insisté sur l’engagement des institutions culturelles à soutenir les créateurs et à leur offrir un environnement propice pour exprimer librement leurs visions artistiques. Le ministre a également rendu hommage au parcours de Bassel Shehadeh, le qualifiant de modèle d’artiste ayant consacré son travail à documenter les événements en Syrie à travers son objectif. Il a réaffirmé la volonté du ministère d’adopter une approche visant à briser les barrières entre les créateurs et les institutions officielles afin d’enrichir la scène culturelle nationale.
De son côté, le directeur de l’Organisation nationale du cinéma, Jihad Abdo, a exposé le projet de l’institution d’étendre les projections des films produits localement. Il a précisé que ce festival de courts-métrages, lancé depuis le gouvernorat de Homs, ambitionne d’atteindre l’ensemble des provinces, villes et villages syriens. L’objectif, selon M. Abdo, est de dynamiser les centres culturels, de soutenir les jeunes talents et de leur donner l’opportunité d’utiliser les ressources disponibles dans le pays pour raconter leurs histoires et expériences en toute liberté.
Enfin, le réalisateur Tarek Mechrefi, lauréat du prix « Bassel Shehadeh » pour son film « 502 », a exprimé sa gratitude pour le soutien apporté par le ministère de la Culture et l’Organisation nationale du cinéma. M. Mechrefi a indiqué que l’idée de son film avait été conçue en 2013 alors qu’il résidait au Canada, en s’inspirant de la réalité de Damas. Il a souligné que la disponibilité d’un environnement de production et d’opportunités locales l’avait encouragé à retourner au pays pour réaliser concrètement son œuvre, illustrant ainsi la vitalité de la production cinématographique locale actuelle.
Source : Syria Focus en arabe
