Syrie : Le ministre de l’Intérieur condamne les violences policières

Le ministre syrien de l’Intérieur, Anas Khattab, a fermement réagi au décès du jeune Mohammed Ghamira, qualifiant les actes de violence constatés lors de l’enquête de « totalement inacceptables ». Dans une déclaration officielle, le ministre a réaffirmé que la dignité des citoyens et le respect de leurs droits fondamentaux ne peuvent faire l’objet d’aucune tolérance au sein de son administration. Il a souligné que les agissements d’un membre des services de sécurité ne reflètent en aucun cas la politique du ministère et que le statut officiel d’un fonctionnaire ne saurait constituer un bouclier contre la responsabilité pénale.
Le ministre a précisé qu’une commission d’enquête avait été immédiatement constituée dès les premiers signalements afin de faire toute la lumière sur les circonstances du drame. Le rapport de cette commission a confirmé qu’une faute grave a été commise par un enquêteur, identifié comme A.J., lequel aurait asséné une gifle à la victime au niveau du cou. Les investigations ont conclu que ce geste est à l’origine du décès de Mohammed Ghamira.
En réponse à ces conclusions, le ministre a annoncé que l’enquêteur concerné a été suspendu de ses fonctions et déféré devant la justice compétente. Parallèlement, des mesures disciplinaires approfondies ont été engagées, notamment à l’encontre de deux autres personnes impliquées dans le cadre de la procédure de suivi des services internes.
Le ministre a tenu à souligner que les autorités ont fait le choix de laisser la vérité émerger par le biais d’une enquête rigoureuse, en dépit des critiques et des doutes exprimés publiquement ces derniers jours. « Nous avons combattu l’injustice et l’impunité, c’est pourquoi la construction d’un État de droit commence par notre capacité à demander des comptes à ceux qui se trompent, à rendre justice aux victimes et à ne pas injustement incriminer ceux dont la responsabilité n’est pas établie », a-t-il déclaré.
Anas Khattab a réitéré ses condoléances à la famille de Mohammed Ghamira, insistant sur le fait que la justice est fondée sur des preuves et que le droit s’applique à tous sans exception. Cette affaire, qui a suscité une vive attention, marque une volonté affichée par le ministère de l’Intérieur de traiter les cas d’abus de pouvoir avec fermeté, tout en insistant sur la nécessité d’une procédure judiciaire impartiale basée sur des faits vérifiés.
