Syrie : le ministère de l’Éducation amende les modalités du décret 13

Syrie : le ministère de l’Éducation amende les modalités du décret 13

Le ministère de l’Éducation a annoncé, ce jeudi, une modification des instructions exécutives relatives au décret n° 13 de 2026. Ces ajustements concernent spécifiquement les dispositions relatives aux programmes pédagogiques ainsi qu’au personnel enseignant, marquant une nouvelle étape dans la mise en œuvre de ce texte législatif.

Selon les nouvelles directives publiées par le ministère, la langue kurde sera désormais intégrée dans les programmes scolaires des écoles publiques et privées, dans les régions où les citoyens kurdes représentent une part significative de la population. Cette mesure s’applique à tous les niveaux d’enseignement, la langue étant reconnue en tant que composante nationale.

Le cursus linguistique sera structuré autour de deux modules distincts : un cours de langue kurde, dispensé à raison de trois heures par semaine, dont la note sera comptabilisée dans le total général des résultats académiques, et une séance hebdomadaire dédiée aux activités. À titre de mesure transitoire pour la première année scolaire suivant l’entrée en vigueur de cette décision, les élèves auront le choix de suivre les cours de sciences sociales, d’histoire, de géographie et de philosophie soit en arabe, soit en kurde.

Le Centre national de développement des programmes pédagogiques a été chargé d’élaborer les contenus didactiques pour la matière de langue kurde, dans le respect des standards scientifiques et du cadre national des programmes. Ce même organisme supervisera également la traduction du matériel pédagogique lié aux activités.

Sur le plan organisationnel, le ministère a mandaté la direction de l’enseignement et celle de l’inspection pédagogique pour constituer les équipes nécessaires à cet enseignement, en faisant appel à des ressources internes ou externes au secteur public. Les candidats devront être titulaires d’une licence universitaire ou d’un diplôme d’institut de formation des enseignants, ou, à défaut et selon les besoins, posséder un diplôme de fin d’études secondaires avec une maîtrise avérée de la langue. L’aptitude linguistique sera vérifiée par des tests écrits et oraux organisés par les autorités compétentes.

Le ministère a souligné que ces décisions s’inscrivent dans l’objectif du décret 13, qui vise à préserver les droits culturels et linguistiques en tant que piliers de l’unité nationale et de l’identité civilisationnelle syrienne. Ces mesures visent à assurer une mise en œuvre cohérente au sein du système éducatif, tout en garantissant le respect des politiques d’enseignement générales et le principe de l’égalité des chances.

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