La Syrie lance une stratégie pour moderniser son système de surveillance météorologique

La Syrie lance une stratégie pour moderniser son système de surveillance météorologique

La Syrie amorce une nouvelle phase de reconstruction et de développement de son système national de surveillance météorologique. Cette initiative vise à renforcer les capacités techniques du pays face aux défis du changement climatique et des phénomènes météorologiques extrêmes, s’inscrivant dans un effort plus large de modernisation de l’infrastructure scientifique après des années de déclin ayant conduit à la mise hors service de la majeure partie des stations.

Selon le Centre national de météorologie et du climat, l’objectif stratégique pour la période à venir est de faire passer le nombre de stations opérationnelles de 48 actuellement à 500 dans un délai n’excédant pas trois ans. Cette étape est jugée essentielle pour restaurer le rôle vital que jouait autrefois ce réseau, qui comptait par le passé plus de 550 stations avant de connaître une dégradation critique au cours des deux dernières décennies.

Le plan prévoit la mise à niveau de l’infrastructure technique des stations, l’adoption de technologies modernes et un accent mis sur la formation du personnel spécialisé dans l’exploitation, la maintenance et l’analyse des données. La coopération avec des institutions internationales sera également renforcée, le Centre ayant notamment activé la plateforme « ECMWF ecCharts » en collaboration avec le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, offrant ainsi des outils d’analyse avancés.

Ce réseau étendu joue un rôle crucial en fournissant des données précises et exhaustives indispensables aux modèles numériques mondiaux pour l’établissement de prévisions météorologiques fiables. Ces informations soutiennent des secteurs vitaux tels que l’agriculture, l’aviation, les transports, la navigation maritime et le tourisme. Par ailleurs, le Centre contribue activement au système d’alerte précoce pour répondre aux risques liés au changement climatique, en transmettant des avertissements par messages rapides aux zones exposées, en coordination avec les autorités de gestion des catastrophes.

Sur le plan régional et international, les efforts syriens ont été couronnés par l’obtention de la présidence du Comité arabe permanent de météorologie lors d’une réunion de la Ligue arabe au Caire, le 5 septembre dernier. Cette nomination témoigne de la volonté de la Syrie de retrouver son rôle central au sein de l’action arabe commune, notamment dans les domaines de la surveillance, de la prévision et de la lutte contre l’insécurité alimentaire et hydrique dans la région.

Le Centre national de météorologie et du climat travaille actuellement à consolider sa structure institutionnelle. Au-delà de la surveillance quotidienne, il gère « l’Archive nationale du climat », un réservoir de données documenté selon les normes de l’Organisation météorologique mondiale, servant de référence scientifique pour les chercheurs, les institutions nationales et les investisseurs dans divers domaines de développement et de services.

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