Décès de Mohammad Ghamira : le ministère de l’Intérieur ouvre une enquête

Le ministre syrien de l’Intérieur, Anas Khattab, a officiellement ordonné, dimanche soir, la formation d’une commission d’enquête dédiée à l’examen des circonstances ayant conduit au décès du jeune Mohammad Ghamira. Cette initiative administrative, actée par la décision numéro 471, vise à établir les causes exactes et le déroulement des faits entourant cette disparition.
La commission, placée sous la supervision directe du ministère, est dirigée par le général Ahmad Mohammad Latouf, adjoint au ministre de l’Intérieur chargé des affaires policières. Elle est composée de plusieurs hauts responsables, dont le brigadier Samer Mahmoud Al-Hussein, conseiller juridique et chargé des droits de l’homme auprès du ministre, ainsi que le brigadier Moaz Khaled Al-Jamal, directeur de la gestion des contentieux et des poursuites disciplinaires. Le brigadier Hussein Allawi Al-Hammadi, directeur des services de recherche criminelle, complète cette instance.
Selon les directives ministérielles, la commission dispose d’une autonomie opérationnelle pour se réunir et mener ses investigations sur le terrain ou dans les lieux qu’elle jugera nécessaires. Elle a reçu pour instruction de soumettre ses conclusions au ministère dans un délai strict de 72 heures à compter de l’émission de l’ordre administratif. Par ailleurs, les membres de la commission sont autorisés à solliciter l’assistance de toute partie tierce jugée utile au bon accomplissement de leur mission.
Dans un message diffusé par les canaux officiels, le ministre de l’Intérieur a exprimé ses condoléances à la famille de Mohammad Ghamira. Il a également tenu à réitérer une position de fermeté concernant le respect des procédures légales au sein des forces de sécurité. Le ministre a affirmé que tout manquement, dépassement ou violation de la loi de la part d’éléments du ministère serait traité avec rigueur, conformément aux procédures en vigueur. Il a insisté sur le fait que les auteurs de toute infraction feraient face à une justice équitable, une fois que les investigations en cours auront été menées à leur terme.
