Commémoration des attaques chimiques de 2013 dans la Ghouta

Le ministre de la Défense, Morhaf Abou Qasra, a qualifié les massacres chimiques survenus dans les régions de la Ghouta de « souvenir douloureux indélébile » pour les Syriens. Dans une déclaration publiée sur la plateforme X ce vendredi, il a réitéré son hommage aux victimes de ces attaques, soulignant que leur sacrifice demeure une référence pour les aspirations à la dignité et à la liberté.
Le 21 août 2013, des zones de la Ghouta orientale et de la Ghouta occidentale ont été frappées par une attaque massive au gaz sarin. Ce déploiement d’armes chimiques, proscrites au niveau international, a causé la mort de plus de 1 400 civils, parmi lesquels figuraient près de 200 femmes et enfants, tout en provoquant des milliers de cas d’asphyxie et d’intoxication. Cet événement est largement reconnu comme l’une des exactions les plus graves survenues au cours du conflit.
Dans sa prise de parole, le ministre a affirmé que les autorités syriennes poursuivent leurs efforts pour identifier et traduire en justice les responsables impliqués dans l’usage de ces agents chimiques. Il a indiqué que plusieurs individus ont déjà été appréhendés dans le cadre de cette procédure, citant notamment les noms d’Adnan Aboud Helweh, Mohammad Hassan al-Sharif, Amr Mohammad Armanazi, Jayez Hammoud al-Moussa, Mizar Sawan et Rami Qanbar Suleiman.
Selon les autorités, ces mesures s’inscrivent dans une démarche judiciaire visant à établir la vérité, à rendre justice aux victimes et à s’assurer qu’aucun des acteurs impliqués ne puisse échapper à ses responsabilités pénales. La commémoration de cet anniversaire est marquée par une volonté affichée des institutions étatiques de clore ce dossier judiciaire tout en honorant la mémoire des disparus.
