Le Conseil de l’enseignement supérieur plafonne les frais des crédits universitaires privés

Le Conseil de l’enseignement supérieur, lors de sa première session pour l’année universitaire 2026-2027 présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marwan Al-Halabi, a annoncé l’approbation d’un plafond tarifaire pour les heures de crédit destinées aux étudiants syriens et assimilés dans les universités privées.
Cette mesure répond aux propositions de la Commission de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique du Conseil du peuple. Elle vise à alléger le fardeau financier pesant sur les étudiants et leurs familles, tout en garantissant la poursuite du processus éducatif dans les conditions de vie actuelles. Le nouveau décret fixe les tarifs maxima des heures de crédit selon les spécialités : 13 000 livres syriennes pour la médecine humaine, 12 000 pour la médecine dentaire, 11 000 pour la pharmacie, 9 000 pour les filières d’ingénierie, 6 000 pour les autres spécialités et 4 000 pour les instituts.
Le ministère a précisé que ces montants constituent un seuil maximal que les universités ne peuvent dépasser, tout en laissant aux établissements la flexibilité d’adopter des frais inférieurs en fonction de leurs spécificités. Cette décision ne concerne pas les étudiants admis via le système réservé aux étudiants arabes et étrangers.
Le ministre Al-Halabi a souligné que les universités privées sont des partenaires essentiels du système d’enseignement supérieur, tout en affirmant que leur continuité doit être équilibrée avec la capacité financière des familles syriennes. Il a ajouté que le ministère place la protection des droits des étudiants et l’accès à l’enseignement supérieur au rang de ses priorités, dans le but d’organiser les frais sur des bases claires préservant la qualité de l’enseignement.
Par ailleurs, et conformément au décret présidentiel n° 180 de 2026, le Conseil a décidé d’appliquer les frais de l’année universitaire 2025-2026 à tous les étudiants ayant épuisé leurs droits d’inscription et admis dans les universités publiques et privées, sans aucune augmentation. Le décret n° 180 avait accordé à ces étudiants une année universitaire exceptionnelle pour 2026-2027 afin de leur permettre de poursuivre leur cursus.
La réunion a également abordé des dossiers majeurs, notamment l’unification du système d’enseignement supérieur en Syrie, l’organisation de la situation des étudiants, le renforcement de la stabilité des institutions éducatives dans le nord de la Syrie, ainsi que le suivi des procédures d’admission universitaire pour assurer l’efficacité et la transparence du processus.
Source : Syria Focus en arabe
