Une délégation de l’ONU évalue les besoins humanitaires à Idleb

Une délégation de haut niveau des Nations unies, conduite par Indrika Ratwatte, secrétaire général adjoint et coordinateur humanitaire adjoint pour la Syrie, s’est rendue mardi dans la localité de Maarat Hurma, située dans la campagne méridionale d’Idleb. Cette visite visait à établir un état des lieux direct de la situation humanitaire et des besoins en services essentiels dans une région marquée par une destruction massive des infrastructures.
Lors de ce déplacement, M. Ratwatte, accompagné de responsables de la coopération internationale du ministère syrien des Affaires étrangères, a rencontré des autorités locales et des habitants afin de recueillir des témoignages sur les priorités urgentes de la population. L’objectif déclaré de cette mission est de mieux coordonner l’aide humanitaire entre les agences des Nations unies, leurs partenaires et les institutions gouvernementales syriennes, afin d’optimiser l’efficacité des interventions.
Le responsable onusien a souligné que sa présence à Maarat Hurma s’inscrivait dans une tournée plus large, incluant Deir ez-Zor, Raqqa et Alep, destinée à superviser la mise en œuvre des programmes d’aide. Il a mis en exergue les défis majeurs auxquels la région est confrontée, notamment la présence de mines antipersonnel qui menacent quotidiennement la sécurité des habitants, ainsi que l’ampleur des besoins dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’agriculture. Selon M. Ratwatte, une action coordonnée et un soutien accru de la communauté internationale sont indispensables pour appuyer les efforts de réhabilitation et de rétablissement des conditions de vie de base dans le pays.
De leur côté, les représentants locaux ont insisté sur la gravité de la situation à Maarat Hurma. Abd al-Qadir al-Youssef, directeur de la coopération internationale à Idleb, a indiqué que la localité a subi des destructions dépassant 95 % de son tissu urbain et de ses infrastructures. Malgré cette situation, le retour des habitants dans la zone est en augmentation, ce qui accentue la pression sur les services publics déjà défaillants. Les responsables locaux et les citoyens ont exprimé leur espoir que cette visite permette une mobilisation internationale plus significative pour faciliter un retour sécurisé et durable des populations déplacées.
La délégation onusienne comprenait également Natalie Fustier, coordinatrice humanitaire résidente en Syrie, ainsi que des représentants du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Cette visite s’inscrit dans la volonté de l’ONU de renforcer les projets de relèvement précoce, une étape jugée nécessaire pour stabiliser les zones affectées par les années de conflit et restaurer les moyens de subsistance des populations civiles.
