Alep : les autorités locales et l’ONU discutent de la reconstruction

Alep : les autorités locales et l’ONU discutent de la reconstruction

Le gouverneur d’Alep, Azzam al-Gharib, a tenu une réunion de travail ce mardi avec une délégation de haut niveau des Nations unies, menée par la sous-secrétaire générale de l’ONU et coordonnatrice adjointe des affaires humanitaires, Andrika Ratuti. Ces discussions visaient à renforcer la coopération en matière de projets humanitaires et de développement dans la province, durement éprouvée par des années de conflit.

Au centre des échanges figurait le projet « Zéro tente », une initiative destinée à encourager et à soutenir le retour volontaire des personnes déplacées vers leurs zones d’origine. Les autorités locales et la délégation onusienne ont également abordé le défi majeur que représente le traitement des décombres et la gestion des débris, un préalable indispensable à toute opération de réhabilitation urbaine à grande échelle.

Dans le cadre de cette visite, le gouverneur et les représentants de l’ONU, en présence de Qutaiba Qadish, directeur du département de la coopération internationale au ministère des Affaires étrangères et des Expatriés, ont inspecté le site de recyclage des décombres situé dans la zone de Ramouseh. Ce centre, mis en place par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) avec un financement du gouvernement sud-coréen, illustre la volonté d’intégrer des solutions durables au processus de relèvement précoce.

Selon Qutaiba Qadish, le coût de ce projet de recyclage s’élève à environ deux millions de dollars. Ce mécanisme permet de transformer les gravats en matériaux de construction réutilisables, tels que des blocs de béton, des pavés et des dalles pour trottoirs. « Ces projets sont cruciaux pour la Syrie, particulièrement dans les gouvernorats ayant subi des destructions massives comme Alep. Là où les décombres constituaient auparavant un fardeau, ils sont désormais convertis en ressources pour reconstruire les infrastructures », a souligné M. Qadish, insistant sur la volonté de l’État d’étendre ces initiatives à d’autres régions sinistrées.

De son côté, Farhad Khorto, membre du bureau exécutif du gouvernorat d’Alep, a précisé que cette visite de terrain a été suivie d’une réunion officielle au siège du gouvernorat. Les discussions ont porté sur la nécessité d’une transition progressive entre l’aide d’urgence et le développement durable dans des secteurs vitaux tels que la santé, l’approvisionnement en eau et l’éducation. L’objectif partagé par les autorités syriennes et les organisations internationales est d’accélérer le processus de relèvement précoce afin de créer un environnement propice à la stabilité et au retour des populations dans les zones concernées.

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